Les races laitières
Nous les trouvons un peu partout sur l'ensemble du territoire mais surtout dans les zones côtières, une partie des zones collinaires adjacentes et certaines montagnes au relief peu accentué comme l'Est du Massif Central. Dans ces différentes zones les races dominantes sont la Prim'Holstein et la Montbéliarde.
Les vaches laitières se signalent par une grande variété de races et la qualité renommée de leurs fromages, spécificités qui assurent la notoriété de la France dans le monde.
Néanmoins ce cheptel est aussi un important producteur de viande ce qui explique, surtout pour les zones herbagères moins intensifiées, le maintien de races mixtes comme la Normande. De plus dans chaque région, des générations d'éleveurs ont contribué à façonner le cheptel local pour l'adapter à leurs besoins, entraînant ainsi des races solidement implantées chacune dans leur région et qui continuent aujourd'hui à évoluer : comme pour la Pie Rouge des Plaines dans l'Ouest, la Brune dans le centre-est et le sud, l'Abondance et la Tarentaise, deux races rustiques des Alpes du nord, bien adaptées à des conditions difficiles qu'elles valorisent grâce à des fromages de haute qualité.
Certaines races ont un effectif réduits ; la principale cause étant la concurrence de races plus productives dans les décennies passées. Cependant les effectifs sont souvent à nouveau en voie d'augmentation dans le cadre de systèmes privilégiant de nouvelles formes de production : la valorisation d'une race locale, l'élaboration de produits typiques de la région ... C'est le cas de la Bleue du Nord, de la Rouge Flamande, de la Vosgienne, ...
Fiche d'identité : L'Abondance
Morphologie :
Elle mesure 1,35 mètre au garrot pour 650 kg environ.
Elle a une silhouette fine, sa tête et son chignon sont blanc, autour des yeux elle a des auréoles acajou ; on parle de ses « lunettes » ; ainsi que sur les oreilles. Ses cornes sont claires et assez longues (incurvées vers l'avant puis remontant vers l'arrière), son ventre est généralement blanc et sa robe uniformément pie rouge acajou.
Caractéristique :
Elle est, avec la Tarentaise, la championne des régions difficiles en effet elle est très endurante et s'adapte aux variations de température. Elle est également appréciée pour sa longévité et ses aptitudes au vêlage. Elle fait partie du troupeau alpin qui, à plus de 2.000 mètres d'altitude, contribue à l'entretien des herbages des montagnes européennes. La production de lait se situe à 5 700 kg par lactation sur 302 jours pour les plus performantes, 5 144 en moyenne en 2006, il est riche en protéines et en matières grasses. Elle est réputée pour être une très bonne fromagère, puisque les Français lui doivent quelques-uns de leurs meilleurs fromages comme le reblochon, le beaufort et l'abondance, trois fromages d'Appellation d'Origine Contrôlée.
Origine et répartition :
Amenés par les Burgondes dans le Chablais qui est devenu son berceau au Vème siècle, elle porte d'abord le nom de Chablaisienne. Son nom actuel provient de la fin du siècle dernier et de sa première visite au Concours général agricole de Paris, en 1896. Dans les vallées de la Savoie et des Alpes, son fromage fut longtemps utilisé comme monnaie d'échange, quand les montagnards ne connaissaient pas encore les pièces et les billets. Aujourd'hui c'est la quatrième vache laitière de France, après avoir décliné de moitié en trente ans, sous l'effet de la concurrence de la Holstein et de l'exode rural des régions de montagne.
Le cheptel français est d'environ 150.000 têtes, dont 65.000 vaches laitières, installées dans toute la région Rhône-Alpes (Sud-Est de la France), une grande partie du Massif Central, les Pyrénées et les Vosges. Les Alpes en comptent 65.000 individus (y compris en Italie et en Suisse). Elle connaît une ouverture sur le monde, puisqu'elle est présente au Canada, en Amérique du Nord, en Italie, mais aussi en Egypte, en Algérie ou en Côte-d'Ivoire, où elle est croisée avec des races locales. Elle commence également a fréquenté certains pays montagneux aux conditions climatiques difficiles, comme le Vietnam, l'Iran ou le Yémen.
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Fiche d'identité :
La Béarnaise :
Morphologie :
C'est une race de taille moyenne en effet elle mesure environ 1,35 mètres pour un poids d'environ 600 kg. Sa robe est blonde et parfois presque blanche aux pattes, le garrot est cependant plus foncé et presque rouge chez le taureau. Ses cornes sont vrillées, très longues et en forme de lyre.
Caractéristiques :
Cette race produit environ 2000 kg de lait sur une lactation courte de 200 jours. Le lait d'alpage est riche, de couleur foncée et parfumé ; il se commercialise localement sous forme de tomme, mélangé ou pas avec du lait de brebis. De plus c'est une bonne mère qui nourrit bien son veau.
De tempérament vif son pied est sûr même sur terrain accidenté : c'est ainsi qu'autrefois elle était utilisée pour sa force de travail : labour, débardage, ... Aussi elle reconstitue bien ses réserves après une période de disette.
Origine et répartition :
Elle appartient au rameau blond et rouge. Elle est présente depuis des siècles dans les vallées pyrénéennes du Béarn. Cette race figure même sur les armoiries du Béarn et au moyen-âge une monnaie en portait l'effigie. Au XVIIIème siècle elle a faillit disparaître du fait d'une épizootie de fièvre aphteuse. Jusqu'au XIXème siècle, on distinguait la vache basque d'Urt, la basquaise de Baretous et la basquaise d'Aspe et d'Ossau. Ensuite elles ont été réunies dans une race plus régionale : la "blonde des Pyrénées". Qui a elle-même fusionnée avec la blonde du Quercy et la garonnaise pour donner naissance à la Blonde d'Aquitaine.
Au début des années 80, un petit noyau d'éleveurs avait encore une vingtaine de vaches et 3 taureaux du noyau montagnard de l'ancienne race en vallée d'Aspe. Ils avaient gardé ces individus mixtes pour leur production laitière : le lait était traditionnellement mélangé au lait de brebis pour donner des tommes de montagne.
L'époque de la sauvegarde du patrimoine génétique est arrivée, et les efforts de ces quelques éleveurs servirent de noyau pour reconstituer un troupeau viable.
Du fait de la localisation à l'est des Pyrénées-Atlantiques, la race à pris le nom de béarnaise à sa réinscription au catalogue des races françaises.
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Fiche d'identité :
La Bordelaise :
Morphologie :
Cette race de taille moyenne a une robe pie noire. Sa tête et ses membres sont toujours noirs. La répartition des taches est localisée sur le dos, le ventre et la partie arrière des flancs. Elle est tachetée (type beyrette) ou mouchetée (type pigaillé). Ses cornes sont courtes et de couleur foncée.
Les individus actuels ont une morphologie générale qui rappelle la française frisonne pie noire; les croisements anciens n'y sont pas étrangers.
Caractéristiques :
C'est une bonne laitière et autrefois, son beurre était réputé. La faiblesse de l'effectif ne permet pas de commercialiser de produit 100% issu de cette race.
Origine et répartition :
Originaire de Gironde, elle était traditionnellement élevée dans les palus de la Gironde (qui est une zone humide entre la rivière et les coteaux viticoles) et fournissait Bordeaux en lait et beurre. Son déclin à commencé au XIXème siècle du fait de l'arrivée du chemin de fer. Les palus pourtant peu viticoles, ont ensuite été plantés, chassant ainsi les élevages dans la zones des sables pauvres du nord de la Dordogne. Le registre généalogique a été ouvert en 1898.
Elle a ensuite disparu dans les années 60 ou 70 et au début des années 90, quelques individus présentant la même couleur de robe ont été retrouvés. Ils ont été sauvegardés et sont aujourd'hui élevés dans le but de perpétuer le réservoir génétique de cette race.
En 2001, 19 femelles étaient recensées, mais depuis, le nombre croit avec le plan de sauvegarde initié par le conservatoire des races d'Aquitaine.
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Fiche d'identité :
La Bretonne Pie Noir
Morphologie :
C'est la plus petite des races françaises : elle mesure en moyenne 1,17 mètre au garrot pour 450 kg environ (de 500 à 700 kg pour les taureaux). Sa robe est « Pie Noire » c'est-à-dire tachetée blanche et noire mais les taches sont bien délimitée. Son poil est court et soyeux, sa peau très souple. Souvent sa tête est noire avec une tache blanche au front. Ses yeux sont très mobiles, ses cornes sont plantées dans la ligne du chignon et se recourbent vers l'avant pour se relever ensuite verticalement. Son allure générale est très élégante. Sa charpente est fine et élancée avec des masses musculaires peu développées. Les épaules sont maigres et la poitrine est peu large, mais ample et profonde. Ses membres sont fins et nerveux, sa mamelle est bien attachée.
Caractéristiques :
C'est une très bonne laitière compte tenu de sa taille, son lait est d'excellente qualité (avec 43 grammes de matière grasse par litres).
Sa longévité et sa fécondité sont étonnantes. Elle vêle sans aide. Elle est aussi reconnue pour la qualité de sa viande, principalement en veaux élevés sous la mère en plein air (en race pure ou en croisement avec des taureaux Limousin, Salers, ...) et en b½ufs (mâles castrés de 3 ans). Les éleveurs sont soit des transformateurs-vendeurs directs de produits laitiers fermiers, soit des allaitants commercialisant leur viande en circuits courts, soit des particuliers-amateurs élevant la race pour leur consommation familiale
Origine et répartition :
Autrefois appelée Morbihanaise ou Cornouailles, elle trouve son origine dans les zones pauvres du sud de la Bretagne. Elle s'est développée sur les terrains granitiques, acides et pauvres, qui lui ont conféré rusticité, petit format et aptitude à la transformation des fourrages grossiers. Des apports des races anglaises Kerry, Devon, Jersey et Guernesey ont sans doute été réalisés au fil des échanges économiques et des essais d'amélioration de leurs vaches par les éleveurs bretons.
Elle est aujourd'hui essentiellement élevée en Bretagne et dans les départements limitrophes.
En 1885, alors que la race comptait un effectif de 500 000 têtes, le Herd-Book de la Bretonne Pie Noire est créé. Autour de 1955 que la race commence à perdre du terrain : les jeunes éleveurs lui reproche sa petite taille et sont attirés par les autres races comme la Normande puis la Prim'Holstein. Ainsi le nombre des Bretonnes Pie Noire passe de 300.000 à 70.000 en 1969. Un plan de sauvegarde est lancé en 1976, alors que l'on ne recense plus que 300 vaches.
Elle est aujourd'hui sauvée de la disparition et bénéficie d'un plan de relance pour consolider la création de nouveaux élevages. En 2006, on compte plus de 1 300 femelles réparties chez 350 éleveurs.
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Fiche d'identité :
La Brune :
Morphologie :
C'est une race de grande taille, en effet elle mesure 1,4 mètres au garrot pour un poids compris entre 650 et 750 kg, le mâle quand à lui mesure 1,5 mètres pour 1 000 kg environ. Elle porte une robe brune uniforme allant du gris foncé au gris argenté, sauf le mufle qui est plus clair. L'extrémité de ses cornes est noire alors que les muqueuses sont foncées. L'intérieur de ses oreilles est velu et de couleur blanche.
Caractéristiques :
Son potentiel laitier est bon avec une production moyenne de 7 800 kg de lait par lactation. De plus celui-ci est riche en matières grasses (41 pour 1 000 de taux butyreux) et en protéines (33,7 %) et il est intéressant pour la production de fromages de qualité. Cependant elle a aussi de bonnes qualités bouchères grâce à un bon développement musculaire.
Cette race possède aussi une bonne capacité d'adaptation aux climats des régions chaudes, ce qui a permis son expansion dans de nombreux pays. Mais elle est aussi appréciée pour sa fécondité, sa longévité, ses qualités de marcheuse et son adaptation au plein air en montagne.
Origine et répartition :
Elle appartient au ramezu brun et provient des montagnes de l'est de la Suisse. Son implantation en France remonte au XIXème siècle.
Le cheptel français comprend environ 40 000 vaches réparties dans trois zones : le Nord-Est avec l'Aube et les Côtes-d'Or, le sud du Massid Central avec leTarn et le nord des Pyrénées avec l'Ariège. Elle est aussi présente dans le monde en effet elle compte environ 10 millions de têtes, dont 3 millions en Europe : Italie, Suisse, Autriche, Allemagne.
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Fiche d'identité :
La Canadienne
Morphologie :
L'apparence de cette race est similaire à celle de la Jersey et de certaines anciennes races d'origine normande bretonne. A la naissance les veaux ont un pelage brun pâle qui devient brun foncé ou noir à maturité. Cependant certains animaux conservent un pelage brun pâle, fauve ou roux. Le poil est généralement plus pâle près de la ligne de dos, autour du museau et près du pis. Généralement la peau du corps est pigmentée de noir.
Caractéristiques :
Elle est appréciée pour sa fertilité et sa facilité de vêlage. De plus elle est considérée comme l'une des races les plus productives parmi les races les plus anciennes et rustiques au monde. Mais elle est aussi reconnue pour sa grande capacité pour le pâturage. De même comme elle est de petite taille elle est très apprécié pour les producteurs laitiers intéressés à produire du lait en utilisant un système de gestion à pâturage intensif. La race Canadienne leur permettra d'envoyer les animaux au pâturage plus tôt au printemps et plus tard à l'automne lorsque les conditions de pâturage humide feraient en sorte que les animaux plus imposants pourraient occasionner des dommages aux champs.
Origine et répartition :
Cette race provient du Canada mais la fondation de la race est basée sur des animaux importés de la région de la Normandie en France entre 1608 et 1610. Son livre généalogique a été ouvert en 1886 et en 1895, l'association des éleveurs de bovins canadiens français a été fondée. La nouvelle race "La Canadienne" demeure aujourd'hui la seule race laitière à avoir été développée dans le continent nord-américain.
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Fiche d'identité :
La Froment du Léon :
Morphologie :
Elle est de taille moyenne, avec des membres fins et courts. Elle pèse en moyenne 550 kg à l'âge adulte. Sa robe est couleur froment (celle des grains de blé, une nuance grise de la couleur marron) uniforme, clair ou foncé. Sa tête est fine, légèrement allongée, au cornage en forme de lyre relevée. Son naseau et ses lèvres sont clairs.
Caractéristique :
Elle produit environ 3 500 kg de lait par lactation, c'est un lait très gras, riche en carotène donnant au beurre une couleur dorée et une crème colorée.
Elle nourrit bien ses veaux.
Origine et implantation :
Son berceau natal se situe dans les Côtes d'Armor. Son implantation est strictement française. Elle est issue d'une vieille souche bretonne qui a donné le type actuel après sélection dans la région du Léon (extrémité Nord-Ouest de la Bretagne, dans le département du Finistère). Certaines de ses ancêtres ont embarqué dans le port de Saint-Malo vers l'île de Guernesey pour donner naissance à la Guernesiaise, qui lui ressemble beaucoup. Son lait très gras lui a valu longtemps d'être conseillée aux éleveurs pour augmenter le taux butyreux (teneur en matières grasses) de leur cheptel. Il n'était alors pas rare de trouver une ou deux Froments du Léon dans les élevages français. Avec la spécialisation des races, le nombre de Froments du Léon a rapidement diminué à partir du début des années 1950, alors qu'on en comptait plus de 25.000 têtes. En 1993, on en recensait 83, presque toutes installées en Bretagne, chouchoutées par des adorateurs.
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Fiche d'identité :
La jersiaise :
Elle est considérée comme la 3 ème race bovine laitière au monde, avec 5 à 6 millions de Jersiaires pure race.
Morphologie :
Elle mesure entre 133 et 125 cm au garrot, elle est mince et squelettique puisqu'elle ne pèse qu'entre 350 et 450 kg. Elle a une robe fauve plus ou moins foncée généralement unie, mais sa tête est plus foncée.
Caractéristiques :
Elle est appréciée pour la composition de son lait qui est le plus riche en protéine des races bovines, sa production : environ 5 100 kg par lactation. Elle est aussi appréciée pour ses facultées d'adaptation à la diversité de types d'élevage et de conditions géographiques et climatiques. De plus, elle bénéficie d'un squelette et d'un métabolisme qui lui confèrent une longue longévité. Enfin elle est appréciée pour son aptitude au velâge.
C'est aussi un animal docile voir très affectueux avec ses propriétaires, elle est parfois utilisée comme tondeuse à gazon écologique pour les amateurs ayant un terrain à entretenir.
Origine et implantation :
Elle est originaire de l'île de Jersey. En France elle est surtout implantée dans l'Ouest mais on la trouve sur l'ensemble du territoire dans plus de 60 départements. Depuis son arrivée en France en 1850 on compte 10 000 individus dont 3 500 vaches et 24 taureaux. Elle est donc peu répandue en France contrairement à d'autres pays comme le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis.
Prunier en sologne
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Fiche d'identité :
Prim'Holstein :
Première race laitière au monde et première race bovine française.
Morphologie :
Son poitrail et muffle sont larges, ses membres sont robustes, sa tête est courte, et ses mamelles sont volumineuse. Efflanquée, avec des hanches saillantes, elle pèse en moyenne 700 kg pour une hauteur au sacrum de 1.45 mètre.
Caractéristique :
Elle est dotée d'une excellente morphologie fonctionnelle, c'est-à-dire une mamelle adaptée à la traite mécanique, une capacité corporelle permettant une valorisation optimale des fourrages, un bassin légèrement incliné facilitant les vêlages et des membres assurant une bonne locomotion. Elle affiche les meilleres productions en lait et en matière protéique, ainsi il n'est pas rare que les meilleures vaches atteignent des productions annuelles allant jusqu'à 10.000 kg de lait. La production moyenne se situant autour de 8.470 kg. De plus elle bénéficie d'une vitesse de croissance rapide, en effet les génisses vêlent facilement à deux ans. Enfin, elle est dotée d'une grande adaptabilité : elle s'acclimate à tous types de milieux et à tous types d'alimentation.
Origine et implantation :
Longtemps connue sous le nom de Française Frisonne Pie noir, patronyme qu'elle devait à ses anciennes origines hollandaises, elle apparait en France au XVIIIème siècle, où ses aptitudes laitières ont rapidement fait sa renommée.
Son développement est spectaculaire jusqu'après la deuxième guerre mondiale, avec la mise en place du contrôle laitier et une sélection basée sur le taux butyreux du lait (teneur en matières grasses). Ce n'est qu'en 1990 qu'elle a été baptisée Prim'Holstein, à la suite de l'apport de sang de vaches Holstein américaines (descendant également de la Frise hollandaise). Elle se distingue aujourd'hui de la Holstein par le taux protéique de son lait, indispensable à la fabrication du fromage.
Cette véritable usine à lait domine le troupeau laitier français depuis le milieu des années 1950. Cette vache, qui se fait encore de temps en temps appeler Hollandaise, ou Frisonne, est la « vache à lait » de nombreux pays à travers le monde.
Elle est aujourd'hui présente sur tout le territoire français mais sa place est particulièrement importante dans les bassins laitiers du Grand Ouest, du Nord, du Nord est et du Sud Ouest. Elle représente plus de 70 % des effectifs contrôlés et assure environ 80 % de la collecte laitière nationale.
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Fiche d'identité :
Red Holstein :
Morphologie :
Même que la Prim'Holstein, c'est-à-dire un bassin facilitant le velage, des mamelles volumineuses apte à la traite mécanique.
Caractéristiques :
Sa couleur apparaît spontanément chez quelques individus. Or, la sélection d'un critère esthétique sur une population sélectionnée entraîne une régression de la production. Elle est donc moins performante que la Prim'Holstein mais avec un rendement aussi élevé.
Origine et implantation :
Race bovine européenne issue d'une sélection chez la Prim'Holstein de la variante pie rouge de la robe. Elle est présente en France mais L'OGER (le centre d'insémination français) ne reconnaît pas encore cette race car il n'y a pas encore de taureaux disponibles en vente de dose. Elle est donc considérée comme une Prim'Holstein à robe rouge.
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Fiche d'identité :
La rouge flamande :
Morphologie :
C'est une race de grande taille en effet la femelle mesure environ 1,37 mètres au garrot pour un poids d'environ 700 kg alors que le mâle mesure environ 1,47 mètres pour 1 100 kg. Sa robe est uniformément rouge acajou cependant les mâles sont d'une couleur rouge plus foncée, presque noire. Les taches blanches limitées sont néanmoins tolérées. Enfin ses cornes sont claires et les pointes noires.
Caractéristiques :
La Rouge Flamande est une race spécialisée pour le lait en effet la production moyenne s'établit à 6 600 kg de lait par lactation, avec un taux de matière grasse de 40,2 g/l et de protéines de 32,6 g/l. Son lait, grâce à sa richesse en protéines, est à la base de la production de certaines spécialités fromagères régionales comme le maroille. Elle est aussi appréciée pour sa longévité et pour sa production de viande.
Origine et répartition :
La Rouge Flamande ou Rouge du Nord appartient au rameau rouge de la Baltique. Elle est venue du nord-est de l'Europe par l'Allemagne et la Belgique au cours du Moyen-Âge. Cette race figure parmi les plus anciennes de France d'ailleurs son livre généalogique a été ouvert en 1886.
Le cheptel, qui était l'un des plus importants de France au début du XXème siècle a fortement décliné en effet il a subi des pertes très importantes lors de la deuxième guerre mondiale du fait des bombardements mais aussi des réquisitions. Vers 1965 le cheptel a reçu des apports de sang de rouge danoise.
Nous trouvons cette race surtout dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie. Aujourd'hui il y a environ 2 500 vaches, effectif qui est limité du fait de la concurrence de races plus performantes comme la Prim'Holstein. En 1977 un plan de sauvegarde de la race a été lancé ainsi l'effectif est aujourd'hui stabilisé. Nous pouvons rencontrer des vaches de cette race en Chine, au Brésil et en Australie.
Il reste encore une petite population de flamande originelle ; environ 140 vaches ; qui n'a pas subit de croisements.
Les races allaitantes
Les races allaitantes
Les races allaitantes ou races à viande sont l'ensemble des races destinés à l'abattoir.
Nous les retrouvons notamment dans la région Centre, dans la zone des sols argilo-calcaires (lias) à l'est, au Nord et sur la bordure Ouest du Massif Central ainsi que sur les coteaux du Sud-Ouest. Ainsi les herbages sur les coteaux très pentus de la région Centre disposent d'une importante production fourragère estivale mais nécessitent des engrangements coûteux pour l'hiver, d'où le succès d'anciennes races de travail maintenant spécialisées dans la production abondante d'une viande maigre avec de fortes croissances et exploitées en système allaitant, dont les carcasses de femelles, d'excellente qualité, représentent une part non négligeable des revenus de leurs éleveurs. De même, dans les Pyrénées et le Massif Central, on exploite des races rustiques habituées aux fortes pentes et aux saisons difficiles, mais excellentes allaitantes et bien adaptées au croisement comme la Gasconne ou l'Aubrac.
Fiche d'identité :
La Corse :
Morphologie :
La vache mesure 1,15 mètres pour 280 kg et le taureau 1,20 mètres pour 350 kg. Sa robe est fauve avec des nuances qui vont du froment au chatain foncé, en passant par le gris mais souvent son ventre est plus clair. Elle a des muqueuses foncées et ses cornes sont en lyre et portées haut.
Caractéristiques :
Elevée pour sa viande, autrefois elle était également utilisée pour la traction mais sa petite taille limitait ses capacités. Elle résiste bien à la chaleur, ellle s'adapte à une alimentation pauvre, elle est capable de reconstituer ses réserves corporelles après une période de disette. De plus, elle a une facilité de vêlage et d'excellente qualités maternelles.
Origine et répartition :
Elle est originaire comme son nom l'indique de la Corse où elle y est élevée presque qu'exclusivement. En 2001, il y avait 28000 vaches et 1300 taureaux en monte naturelle, pour six taureaux en insémination artificielle. L'effectif est stable et 60 % des femelles reproduisent en race pure.
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Fiche d'identité :
La blonde d'Aquitaine :
Morphologie :
C'est une race de grande taille; 1,50 mètres au garrot pour environ 1.000 kg. Sa robe est unie et aux poils courts de couleur froment mais plus clair autour des yeux. Les cornes sont la plupart du temps en forme de lyre, blanches aux extrémités blondes. Les Naseaux, le mufle et les lèvres sont roses.
Caractéristisques :
Elle figure dans la liste des grandes championnes des élevages de vaches bouchères. En effet, sa grande docilité, sa rusticité, sa robustesse, sa bonne longévité et son adaptation à tous les climats lui valent d'être très appréciée dans les grands élevages.
De plus, elle a une bonne fertilité et une facilité de vêlage exceptionnelle pour un animal de grand format, qui s'explique par la morphologie du bassin des mères et la forme longiligne des veaux. Elle se caractérise par un potentiel de croissance élevé aussi bien en conditions intensives qu'extensives, par un excellent rendement à l'abattage et par des carcasses de qualité : bonne conormation, faible pourcentage de gras et déchets, bon rendement en viande nette et proportion de morceaux nobles élevée. Enfin, elle est capable de chasser les mouches et les insectes en faisant « frémir » sa peau, comme le font les chevaux.
Origine et répartition :
Elle est originaire du sud-ouest de la France et résulte du regroupement en 1962 des trois rameaux de bovins blonds (Garonnais, Quercy et Blond des Pyrénées). Un cheptel qui jadis fut utilisé dans les travaux de force dans les champs est aujourd'hui réorienté vers la production de viande. Depuis une trentaine d'année, elle s'est répandue dans tous les coins de France et d'Europe et est aujourd'hui élevée sur les cinq continents. Aujourd'hui on compte 500 000 vaches mères dont 90 000 en contrôle des performances, 32 000 inscrites au livre généalogique et elles figurent à la troisième place des vaches bouchères.
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Fiche d'identité :
La bazadaise :
Morphologie :
C'est une vache de taille moyenne; environ 1,40 mètres pour la vache et 1, 50 mètres pour le taureau pour un poid respectif d'environ 750 kg et 1 100 kg. Elle se distingue par sa robe charbonnée ou gris foncé chez le taureau et par une couleur plus claire souvent nuancée de froment chez les femelles. Elle a aussi des lunettes claires autour de ses yeux et le mufle est rose. Les cornes sont elles aussi typiques, puisqu'elles sortent horizontalement de la tête puis s'abaissent légèrement. Elles sont de couleur jaune cire, avec les pointes brunes. Comme pour toutes les races de bovins tournées vers la production de viande, la poitrine est très large et profonde, la mamelle assez discrète, et les cuisses arrondies et bien pleines.
Caractéristiques :
Elle vêle facilement et est une excellente mère pour ses veaux. Spécialisée dans la production de viande elle est autant appréciée par ses qualités bouchères que d'élevage. De plus, cette race rustique s'adapte à tous types de sol et à l'altitude (estive à 2400 mètres).
Origine et répartition :
Originaire des coteaux du Bazadais et du massif landais, aujourd'hui elle est présente principalement en Aquitaine et dans les Midi-Pyrénées. C'est une ancienne race de travail pour lequel elle présentait de réelles aptitudes notamment en matière de force et d'endurance comme les travaux dans les vignes, les cultures ou le débardages en milieu forestier. Le Herd Book Bazadais a été créé en 1896, autrfois les effectifs étaient nombreux puis ils ont fortement régressé. En 1970 un plan de relance a été mis en place alors que l'on ne recensait plus que 700 animaux inscrits. Aujourd'hui, la race Bazadaise compte 4 500 animaux mais cette ancienne race de travail est à présent une race allaitante spécialisée dans la production de viande d'excellente qualité. C'est elle qui aurait donné ses lettres de noblesse à "l'entrecôte à la bordelaise".
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Fiche d'identité :
La Charolaise :
Les performances naturelles de la Charolaise en ont fait la race à viande la plus représentée sur l'hexagone.
Sainte-Sévère, octobre 2007.
Morphologie :
Elle mesure environ 1,45 mètres au garrot pour un poids moyen compris entre 700 kg et 1 200 kg. Son chignon est très large et long, recouvert de poils épais, et sa tête est courte. Ses muqueuses sont blanc rosé et ses cornes sont blanches, de taille moyenne, légèrement relevées. Sa robe est uniformément blanche uniforme ou quelque fois crème, au poil épais et court.
Caractéristiques :
Elle est appréciée pour ses qualités maternelles, en effet elle a une production laitière importante (la plus élevée des races à viande) ainsi qu'un instinct maternel et des soins au veau développés, et 92 % de vêlages faciles. C'est une rustique ce qui lui permet d'évoluer facilement dans la plupart des élevages, même quand il fait froid. Sa longévité lui donne une qualité supplémentaire. Enfin c'est un race docile qui permet un gain de temps et une sécurité plus grande dans le travail de l'éleveur avec des manipulations faciles, mais aussi qui présente un intérêt particulier pour la conduite de troupeaux importants en système extensif.
Origine et répartition :
Cette race est issue de bovins jurassiques qui peuplaient l'Est de la France. Elle s'est installée dans la Saône-et-Loire dans le Charolais à partir du XVIIIème siècle. Pendant longtemps, les boeufs ont été élevés pour le trait et les travaux de force d'une manière générale, puis engraissés pour la boucherie. Son livre généalogique (herd-book) a été créé en 1864. Avec la mécanisation des campagnes, la race est devenue exclusivement bouchère.
Aujourd'hui, les effectifs français, répartis dans tous les départements, représentent plus de 1,7 millions de vaches. Quand une Charolaise est croisée avec une Normande, on appelle ça une "Jaune". Les qualités bouchères de la Charolaise sont aujourd'hui appréciées dans plus de 70 pays (dont le Mexique et l'Ukraine), où son succès doit également beaucoup à des croisements effectués avec des races locales, comme avec le zébu.
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Fiche d'identité :
La Gasconne :
Morphologie :
C'est une race de moyenne taille dont son poids moyen est de 600 kg. Sa robe est unie, d'une couleur gris argenté, avec des marques noires sur le bord des oreilles. Sa tête est plutôt courte, au mufle large et au chignon peu garni. Ses cornes à pointes foncées sont arquées vers l'avant, et relevées à leur extrémité.
Caractéristiques :
Cette rustique est une montagnarde, habituée des herbages pyrénéens. Elle a développé des caractères de rusticité indispensables pour vivre dans son milieu : une silhouette trapue taillée pour la randonnée, une poitrine ample, des membres solides et courts, un garrot épais et bas. De plus, Ses onglons durs et noirs en font une excellente marcheuse, son poil épais et ses muqueuses noires lui confèrent une bonne résistance à l'exposition au soleil. Elle connaît un éclaircissement de sa robe en été, le veau est fauve à la naissance avec un poil ras et dense.
Aujourd'hui elle est réputée pour sa capacité à s'habituer aux conditions de climat et de relief difficiles. Accompagnée de son veau lors des transhumances, ils résistent tous les deux aux chaleurs et froids intenses, aux amplitudes thermiques, au vent, aux pluies, à la neige et à l'agression des insectes. Elle n'est pas très difficile pour la nourriture en effet toutes les ressources herbagères semblent lui convenir. C'est une des seules races allaitantes qui puisse subir et cumuler sans conséquences périodes fastes et disettes. Elle est une des seules à reconstituer ses réserves au cours de la période d'allaitement. Enfin, ses qualités de vêlage, sa longévité, sa résistance aux mouches et la qualité de sa viande parachèvent ses nombreux atouts.
Origine et répartitions :
Elle est originaire de la région de Saint-Gaudens en bordure de la chaîne des Pyrénées. Pendant des générations elle fut utilisée aux travaux de trait. En 1994, la race a fêté les 100 ans de son livre généalogique (herd-book), qui regroupait en fait deux rameaux : la Gasconne à muqueuses noires et la Gasconne aréolée. Depuis 1999, la Gasconne à muqueuse noire et de la Gasconne aréolée sont maintenant distincts. Aujourd'hui elle est la principale race rustique allaitante des Pyrénées : ses qualités exceptionnelles permettent d'occuper les coteaux caillouteux et les flancs de montagne escarpés à végétation pauvre.
Elle est présente dans 61 départements français dont en compte aujourd'hui quelque 25.000 têtes en Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon.
La race a aujourd'hui séduit de nombreux éleveurs dans le monde, notamment les éleveurs anglais, écossais, tchèques ou sud-américains.
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Fiche d'identité :
La Limousine :
Morphologie :
Elle mesure jusqu'à 1,55 mètres au garrot pour un poids variant de 700 à 950 kg. Elle a une robe acajou uniforme (ou "froment vif" ), ses muqueuses sont claires, son mufle et ses yeux sont cernés d'auréoles plus claires, tout comme le bout de sa queue. Son poil est très épais et compact, elle a un long buste. Ses cornes sont de taille moyenne, claires, tournées vers l'avant, plantées de chaque coté d'un chignon touffu.
Caractéristiques :
Cette rustique est habituée aux conditions difficiles en hiver. Elle présente à la fois d'excellentes aptitudes bouchères et de bonnes qualités maternelles. Elle se distingue par la finesse de son grain de viande, de son développement musculaire et de son rendement en viande maigre mais aussi par une fertilité excellente : le taux de gestation moyen est supérieur à 95 %; l'intervalle moyen entre vêlages est inférieur à 380 jours. Les vêlages ne nécessitent que rarement une aide et la césarienne est quasi inconnue. Elle peut élever 6 à 7 veaux jusqu'à l'age de neuf ans. Enfin elle est appréciée pour sa longévité.
Origine et répartition :
Originaire du Limousin près de Limoges dans l'Ouest du Massif Central; région aux conditions naturelles difficiles : sols acides et déminéralisés, collines qui montent jusqu'à 1.000 mètres d'altitude, et températures basses. Jadis, elle fut utilisée dans les travaux de force de la ferme : sa puissance et sa rapidité étaient alors particulièrement appréciées pour le labourage et la traction en général. Elle s'est développée dans toutes les autres régions au cours des dernières décennies. Son herd-book (livre généalogique) a été créé en 1886. Après la seconde guerre mondiale elle a failli disparaître mais aujourd'hui elle est toujours présente avec 720.000 têtes. Aujourd'hui elle est la race à viande française la plus exportée et elle est présente dans plus de soixante pays.
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Fiche d'identité : La Parthenaise
Morphologie :
Elle mesure entre 1,35 et 1,40 mètre au garrot pour un poids variant autour de 750 kg. C'est une robuste : tête forte et courte, musclée sur membres fins, poitrine haute. Ssa robe est souvent de couleur fauve rougeâtre ou froment et ses muqueuses sont noires ainsi que le bord de ses oreilles, cils et son toupillon (le bout de la queue). Son ventre est auréolé de gris perle ainsi que le bout des pattes et en bordure de ses paupières. Elle a des cornes de taille moyenne, noires aux extrêmités.
Caractéristiques :
Sa corpulence lui a longtemps valu d'être choisie pour ses aptitudes aux travaux de force. Cette rustique est aussi appréciée pour sa fertilité.
Origines et répartition :
Originaire de la Gâtine des Deux-Sèvres elle fut exploitée pour le lait, le travail et la viande, elle s'est spécialisée depuis une vingtaine d'années dans la production de viande Haut de Gamme en système allaitant classique. Aujourd'hui elle connaît un fort développement dans son berceau d'origine mais aussi dans les départements environnants du Poitou-Charente et des Pays de la Loire. Forte aujourd'hui d'environ 29 000 vaches, son effectif à quadruplés en 15 ans.
une des seules races allaitantes qui puisse subir et cumuler sans conséquences périodes fastes et disettes. Elle est une des seules à reconstituer ses réserves au cours de la période d'allaitement. Enfin, ses qualités de vêlage, sa longévité, sa résistance aux mouches et la qualité de sa viande parachèvent ses nombreux atouts.
Origine et répartitions :
Elle est originaire de la région de Saint-Gaudens en bordure de la chaîne des Pyrénées. Pendant des générations elle fut utilisée aux travaux de trait. En 1994, la race a fêté les 100 ans de son livre généalogique (herd-book), qui regroupait en fait deux rameaux : la Gasconne à muqueuses noires et la Gasconne aréolée. Depuis 1999, la Gasconne à muqueuse noire et de la Gasconne aréolée sont maintenant distincts. Aujourd'hui elle est la principale race rustique allaitante des Pyrénées : ses qualités exceptionnelles permettent d'occuper les coteaux caillouteux et les flancs de montagne escarpés à végétation pauvre.
Elle est présente dans 61 départements français dont en compte aujourd'hui quelque 25.000 têtes en Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon.
La race a aujourd'hui séduit de nombreux éleveurs dans le monde, notamment les éleveurs anglais, écossais, tchèques ou sud-américains.
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Fiche d'identité :
La Limousine :
Morphologie :
Elle mesure jusqu'à 1,55 mètres au garrot pour un poids variant de 700 à 950 kg. Elle a une robe acajou uniforme (ou "froment vif" ), ses muqueuses sont claires, son mufle et ses yeux sont cernés d'auréoles plus claires, tout comme le bout de sa queue. Son poil est très épais et compact, elle a un long buste. Ses cornes sont de taille moyenne, claires, tournées vers l'avant, plantées de chaque coté d'un chignon touffu.
Caractéristiques :
Cette rustique est habituée aux conditions difficiles en hiver. Elle présente à la fois d'excellentes aptitudes bouchères et de bonnes qualités maternelles. Elle se distingue par la finesse de son grain de viande, de son développement musculaire et de son rendement en viande maigre mais aussi par une fertilité excellente : le taux de gestation moyen est supérieur à 95 %; l'intervalle moyen entre vêlages est inférieur à 380 jours. Les vêlages ne nécessitent que rarement une aide et la césarienne est quasi inconnue. Elle peut élever 6 à 7 veaux jusqu'à l'age de neuf ans. Enfin elle est appréciée pour sa longévité.
Origine et répartition :
Originaire du Limousin près de Limoges dans l'Ouest du Massif Central; région aux conditions naturelles difficiles : sols acides et déminéralisés, collines qui montent jusqu'à 1.000 mètres d'altitude, et températures basses. Jadis, elle fut utilisée dans les travaux de force de la ferme : sa puissance et sa rapidité étaient alors particulièrement appréciées pour le labourage et la traction en général. Elle s'est développée dans toutes les autres régions au cours des dernières décennies. Son herd-book (livre généalogique) a été créé en 1886. Après la seconde guerre mondiale elle a failli disparaître mais aujourd'hui elle est toujours présente avec 720.000 têtes. Aujourd'hui elle est la race à viande française la plus exportée et elle est présente dans plus de soixante pays.
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Fiche d'identité : La Parthenaise
Morphologie :
Elle mesure entre 1,35 et 1,40 mètre au garrot pour un poids variant autour de 750 kg. C'est une robuste : tête forte et courte, musclée sur membres fins, poitrine haute. Ssa robe est souvent de couleur fauve rougeâtre ou froment et ses muqueuses sont noires ainsi que le bord de ses oreilles, cils et son toupillon (le bout de la queue). Son ventre est auréolé de gris perle ainsi que le bout des pattes et en bordure de ses paupières. Elle a des cornes de taille moyenne, noires aux extrêmités.
Caractéristiques :
Sa corpulence lui a longtemps valu d'être choisie pour ses aptitudes aux travaux de force. Cette rustique est aussi appréciée pour sa fertilité.
Origines et répartition :
Originaire de la Gâtine des Deux-Sèvres elle fut exploitée pour le lait, le travail et la viande, elle s'est spécialisée depuis une vingtaine d'années dans la production de viande Haut de Gamme en système allaitant classique. Aujourd'hui elle connaît un fort développement dans son berceau d'origine mais aussi dans les départements environnants du Poitou-Charente et des Pays de la Loire. Forte aujourd'hui d'environ 29 000 vaches, son effectif à quadruplés en 15 ans.
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Les mixtes
C'est-à-dire qu'elles sont à la fois laitière et allaitante.
Fiche d'identité :
L'armoricaine :
Morphologie :
Sa robe est rouge et tachetée de blanc au niveau du ventre. Son dos est droit, sa tête est courte er ses cornes sont tournées vers l'avant en croissant. Elle mesure entre 1,30 mètres et 1,40 mètres pour environ 650 kg.
Caractéristiques :
Elle produit 4 500 litres de lait par lactation de plus elle est facile à engraisser. C'est une rustique vivant en zone de maigres pâturages mais qui peut être colérique.
Origine et implantation :
Elle apparaît en Grande-Bretagne au XIXème siècle, elle est issu d'un croisement de la pie rouge de Carhaix, de la froment du Léon et de la Shorthorn. Elle garde de la race bretonne une certaine rusticité mais l'apport de sang anglais a amélioré considérablement le format et la production laitière.
Elle était surtout implantée dans le centre-Bretagne, des monts d'Arrée jusqu'à Pontivy et Loudéac. Malgré ses qualités, la race ne s'est jamais vraiment développée en dehors de son berceau d'origine.
Dans les années 1960 le troupeau bénéficie d'un apport des MRY (Meuse-Rhin-Yssel), la Hollandaise et la Rotbunt (pie-rouge de Westphalie) pour améliorer les performances laitières. Cette introduction de sang exogène à créé la pie rouge des plaines. Sans la ténacité des éleveurs L'armoricaine n'aurait pas survécue.
Elle est aujourd'hui dans le catalogue des races françaises et bénéficie d'un programme de préservation.
Cependant les effectifs restent autour de 150 individus et nous les rencontrons surtout dans le Finistère et les Côtes-d'Armor.
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Fiche d'identité :
Aubrac :
Photo du 27 mai 2007, transumance sur les plateaux d'Aubrac
Morphologie :
Son museau est court et ses cornes sont longues et relevées à bouts noirs. Autour des yeux elle a du noir et blanc, ses hanches sont arrondies et son poitrail est large. Sa robe est unicolore et varie du gris-blanc à la couleur froment, le bout de sa queue et de ses pattes est noir ainsi que les poils qui recouvrent ses oreilles.
Elle pèse en moyenne de 500 à 800 kg pour 1,30 mètres au garrot.
Caractéristiques :
C'est une montagnarde, sa rusticité à été forgée par les conditions de vie difficiles et par le climat rude. Elle est parfaitement adaptée aux fortes contraintes naturelles : l'été avec les écarts de température entre le jours et la nuit, l'hiver avec le froid et le vent. Elle est aussi très leste et monte les monts de sa région au mois de mai, chaque année, lors des célèbres « montades ». Elle est à l'origine de la réputation d'un fromage : le fromage de Laguiole, qui doit sa renommée à son lait très riche en matières grasses. Elle est également appréciée pour ses qualités de vache allaitante : attentionnée envers son veau elle l'allaite jusqu'au sevrage à 8-9 mois. Elle produit un veau par an en toute autonomie et à coûts réduits (alimentation, surveillance, soins). Elle est aussi recherchée pour sa fécondité.
Sa rusticité et sa capacité de travail font également partie de ses atouts. Enfin, elle est de plus en plus reconnue pour la qualité de sa viande, ce qui la conduit petit à petit à être élevée également pour la production bouchère.
Implantation et origine :
Originaire des monts d'Aubrac situés au sud du Massif Central dans l'Aveyron qui est une région montagneuse volcanique. Dès le XVIIème siècle, les moines de l'abbaye d'Aubrac sélectionnent cette race. Sous l'Empire, elle reçoit du sang des races Suisse et Brune des Alpes. Longtemps utilisée pour des travaux de force, au temps où la traction animale était employée quotidiennement par les paysans son livre généalogique (herd-book) est créé en 1893. Comme beaucoup d'autres vaches rustiques, après avoir failli disparaître dans les années soixante, l'Aubrac fait aujourd'hui partie des races qui font l'objet de plans de conservation qui visent à préserver sa vocation laitière. C'est depuis 1975 qu'elle bénéficie d'une telle aide, qui permet aux agriculteurs de continuer à la traire et aux randonneurs de continuer de la croiser sur les alpages.
En France, son effectif compte plus de 68.000 vaches, réparties dans sa région d'origine mais aussi dans le Tarn ou le nord de la Loire, ainsi que dans le nord de l'Italie. Le taureau Aubrac visite régulièrement les États-Unis, où son passeport portant la mention « bonne viande » lui vaut de passer la douane très facilement. La semence des taureaux est également exportée en Allemagne, au Mexique et en Guyane.
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Fiche d'identité :
La Blanc Bleue Belge
Morphologie :
C'est une race d'assez grande taille, en effet elle peut atteindre les 1,45 mètres au garrot pour un poids d'environ 700 kg alors que le mâle peut atteindre le 1 300 kg. C'est une race à forte musculature, sa robe est généralement blanche avec des taches de couleur pie bleues ou noires. Ses cornes sont courtes et recourbées en avant du front. Son poil est épais voir laineux chez les veaux. De plus pour certains éleveurs elle ne ressemble pas à toute les vaches mais plus à un cochon.
Caractéristiques :
À l'origine, elle n'était que laitière mais elle est aujourd'hui aussi orientée vers la production de viande. Cette race est caractérisé par la présence du gène culard provoquant ainsi l'hypertrophie de la musculation de son arrière-train. Cependant sa morphologie lui provoque des problèmes lors de la mise bas et entraîne souvent une césarienne. Quelques fois le veau mâle à une faiblesse des pattes antérieures. Cependant elle a aussi des nombreuses qualités comme son potentiel génétique qui est intéressant en croisement avec des races laitières.
Origine et répartition :
Cette race est originaire de Belgique, elle appartient au rameau des races du littoral de la mer du Nord. Depuis longtemps existent des vaches bleues en Belgique. L'apport de sang shorthorn au XIX ème siècle a amélioré la conformation bouchère de ces races. Après la seconde guerre mondiale, la sélection du gène culard à la station de sélection de Ciney en Belgique a abouti à la création officielle de cette race. Son herd-book a été créée officiellement en 1973. C'est la seule race mondiale où 100 % des individus sont porteurs du gène culard.
Elle s'est progressivement imposée jusque dans les années 1960, grâce à ses qualités de laitière et de bouchère. Elle a ensuite été spécialisée comme vache à viande au cours des dernières années. C'est la première race bovine élevée en Belgique où elle représente 45 % du cheptel, soit environ 1 400 000 têtes. On la rencontre surtout dans la Région Wallonne ainsi que dans le nord de la France et dans les Vosges.
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Fiche d'identité :
la bleue du Nord :
Morphologie :
C'est une race d'assez grande taille en effet elle mesure jusqu'à 1,45 mètres pour un poids de 700 kg. Elle a de courtes cornes recourbées en avant du front et son poil est épais voir laineux chez les veaux. On l'appelle la blanc bleue car elle peut être blanche, bleue et quelque fois noire, généralement elle porte une robe blanche tachetée de gris, bleu ou noir. Ses muqueuses sont sombres.
Caractéristiques :
Autrefois, elle ajoutait sa force de traction à la fourniture de lait et viande. Elle produit 5300 litres par lactation mais elle a été sélectionnée sur sa viande. Elle est aussi reconnue pour ses qualités en effet c'est une race docile, qui vêle facilement. Elle a aussi une bonne adaptation aux régions humide et froide.
Origine et répartition :
Elle appartient au rameau des races du littoral de la mer du Nord. Elle est originaire de la région de Bruxelles et elle provient de la race bruxelloise Tirlemont, du nom d'une ville du Brabant située au nord de Bruxelles . Aujourd'hui, elle n'est plus exclusivement laitière en effet elle est selectionnée pour sa production de viande. Elle est répandue dans toute la Belgique, où elle compte plus de 15.000 têtes mais aussi dans le Nord de la France, où elle compte quelque 6.000 cornes. _________________________________________________________
Fiche d'identité :
La Montbéliarde :
Morphologie :
Sa robe est constituée de taches bien délimitées de couleur «pie rouge» sur fond blanc. Sa tête et ses membres restant la plupart du temps uniformément blancs. C'est une race de grande taille en effet ekke mesure environ 1,40 mètres au garrot pour un poids compris entre 600 et 750 kg. C'est une race robuste mais assez fine. Ses cornes sont claires et coudées vers l'avant.
Caractéristiques :
C'est une bonne laitière, plus de 5.800 kg de lait par an, c'est aussi une excellente fromagère. Elle est aussi une mère très attentive pour ses veaux. Sa longévité et son adaptabilité son aussi de grandes qualités
Origine et répartition :
Elle doit son nom à la région de Montbéliard, située en Franche-Comté. Son livre généalogique a été créé en 1889. Tout comme la Normande, elle a faillit disparaître au début des années 1980, supplantée par l'inévitable Holstein. Là encore, c'est la passion des français pour leurs fromages qui est en grande partie responsable du maintien de son rang dans le cheptel français. C'est la troisième vache laitière française derrière la Holstein et la Normande, elle compte actuellement environ 710.000 têtes, soit 12% du cheptel laitier. Nous pouvons la retrouver en Franche-Comté, en Auvergne, en Rhône-Alpes, ainsi que dans l'Ouest et le Sud-Ouest de la France, mais aussi en Afrique du Nord et jusqu'au Moyen-Orient et en Amérique, où sa rusticité lui a permis de s'acclimater facilement.
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Fiche d'identité :
La Normande :
Morphologie :
Sa robe est tricolore, panachée de blond, marron-fauve et blanc. Le regard doux de la Normande est accentué par des cils blancs systématiquement mis en valeur par des tâches marrons autour des yeux (ses « lunettes »). C'est une race de grande taille, 1,40 mètre en moyenne au garrot pour un poids compris entre 700 et 800 kg. Elle a un physique robuste (poitrail et hanches larges, museau « coup de poing »). Ses muqueuses sont généralement de couleur foncée. Ses cornes sont blanches, courtes et recourbées vers l'avant.
Caractéristiques :
Son lait est riche en matière grasse ainsi qu'en matière protéique. Il est aussi recherché par les transformateurs et a contribué à la réputation des célèbres fromages et crèmes de Normandie. D'une manière générale, cette vache laitière est très appréciée des éleveurs pour sa rusticité, sa longétivité, sa fertilité et notamment pour sa facilité de vêlage.
Origine et géographie :
Certains affirment que la Normande descendrait tout droit d'une race amenée par les Vikings aux IXème et Xème siècles mais selon des spécialistes la Normande a d'abord été connue sous le nom de Cotentine avant d'être croisée avec des taureaux venus d'Angleterre. Ses effectifs ont été très durement atteints par la deuxième guerre mondiale, les troupes allemandes ayant, devant l'avancée des troupes des Alliés, laissé des fermes et des champs vides de ressources alimentaires. En 1946, elle fut la première vache à être artificiellement inséminée. Si elle figure aujourd'hui encore en très bonne place dans les prairies françaises, elle le doit avant tout à sa robustesse et aux excellentes qualités protéiques de son lait, garantes de la « bonne santé » du beurre et des fromages français, ainsi que ses qualités de bonne vache à viande.
Aujourd'hui elle est la deuxième des vaches laitières française après la Holstein. Elle représente à elle seule 25 % du cheptel français, soit environ 1,2 million de têtes, et est présente dans plus de 40 départements français. Nous pouvons la trouver en Espagne et à Madagascar, mais aussi en Amérique du Sud, qui a adopté depuis plus de cent ans cette vache, où l'on en dénombre plusieurs millions (notamment en Colombie, au Brésil et au Vénézuela). Elle serait même en train de s'installer au pays du Soleil Levant.
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Fiche d'identité :
La pie rouge des plaines :
Morphologie :
Sa robe est pie rouge, ses cornes sont en croissant dirigées vers le bas.
C'est une race de grande taille en effet elle mesure 1,45 mètres au garrot pour 750 kg chez la vache et 1,50 mètres pour 1 000 kg pour le taureau.
Caractéristiques :
C'est une race laitière à tendance mixte axée sur la production de lait. Elle produit 7500 kg par lactation. Sa morphologie lui permet aussi de bien valoriser les carcasses des vaches de réforme. De plus, les veaux issus de père de race bouchère sont recherchés et les taurillons sont lourds.
Origines et répartition :
La pie rouge des plaines est originaire de la Bretagne. Elle a été créée vers 1966 lors d'un croisement avec la race armoricaine et des bovins pie rouge originaires des Pays-Bas et d'Allemagne. Dans les années 1980, des apports de sang holstein ont permi d'améliorer les aptitudes laitières de la race.
Aujourd'hui on la trouve en France dans les régions de l'Ouest : notamment en Bretagne, en Haute-Normandie, dans le Centre, ainsi que dans le Massif Central. Le cheptel compte environ 35 000 vaches reproductrices dont 10000 inscrites.
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Fiche d'identité :
La Salers :
Morphologie :
Cette montagnarde est de grande taille, 1,40 mètres au garrot et robuste, avec une poitrine large et des membres forts et bien d'aplomb. Elle pèse en moyenne 750 kg. Ses cornes sont longues, en forme de lyre, couleur vieil ivoire et aux extrémités plus foncées. Son mufle est clair et ses onglons sont noirs. Son poil est long, frisé, de couleur acajou uniforme, à l'exception de taches blanches au niveau du pis. Sa robe presque rouge en fait une des vaches françaises les plus foncées.
Caractéristiques :
Sa morphologie en fait une vache très bien adaptée aux climats rudes et aux sols pauvres. Elle peut ainsi marcher très longtemps et sur n'importe quel terrain caillouteux ou humide. De plus elle est appréciée pour la qualité de son lait, pour sa rusticité, et ses aptitudes au vêlage. C'est aussi une bonne nourrice qui est capable d'allaiter deux veaux à la fois. Elle est aussi très appréciée pour sa viande "rouge et savoureuse, riche en persillée" et de qualité reconnue par les professionnels de la distribution et de la restauration. Le label rouge Salers initié en 2004 renforce cette image.
Origine et répartition :
La Salers est une très ancienne race, originaire du Cantal en France, dans la région du Massif Central. Elle fait partie de ces nombreuses races françaises qui ont failli disparaître après 1945. La création de son livre généalogique en 1908 consacra les caractères originaux de cette race. En 1930, le troupeau de Salers comptait plus de 650.000 têtes, au service de la production de lait et de taurillons, mais aussi employées aux travaux de force. La motorisation de l'agriculture contribua largement à sa récession. Jusqu'en 1974, année de l'adoption en France d'un plan de conservation et de relance de la race, le nombre de Salers diminua dangereusement sous le coup de nombreux croisement avec la race Charolaise. Aujourd'hui elle possède deux rameaux : allaitant et laitier. 95 % des effectifs sont utilisés pour la production de viande et 5 % pour la production laitière déstinée à la fabrication de fromage. Elle est la Quatrième race allaitante de France avec 205 000 vaches sur le territoire mais les deux tiers se trouvent dans le berceau de la race. Le dernier tiers se retrouve dans près de 90 départements notamment dans le Grand-Est, le Grad-Ouest et le Centre de la France. Elle est aussi présente dans 25 pays. En Amérique du Nord et en Australie notamment, où elle a conquis de nombreux élevages et où elle est reconnue pour ses qualités de bonne mère et pour sa viande.
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Fiche d'identité :
La Simmental française :
Morphologie :
Elle mesure environ 1,41 mètres au garrot pour 700 kg alors que le mâle mesure environ 1,55 mètres pour 1 100 kg. Sa robe est pie-rouge avec des taches rouge clair, voire blondes, qui couvrent presque la totalité des flancs et du dos. Sa tête, son ventre et ses pattes sont généralement blanches.
Caractéristiques :
Elle produit environ 7 000 kg de lait par an. Elle participe à l'élaboration des fromages AOC comme le comté, le mont d'or ou le laguiole. De plus
elle a une bonne valorisation de sa carcasse et lors de croisement avec une race à viande, elle permet d'obtenir des veaux lourds et n'a pas de mal à les élever, vu sa production laitière.
Origine et répartition :
Cette race fait partie de la grande famille des pie rouge des montagnes. Elle est élevée dans le jura français depuis longtemps. Elle tient son nom de la vallée de la Simme qui se trouve en Suisse. On la trouve surtout en Franche-Comté et en Bourgogne. Dans le monde, l'effectif de la race simmental atteint 40 millions de têtes, réparties dans tous les continents.
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Fiche d'identité :
La Tarentaise
Morphologie :
La Tarentaise, également appelée Tarine, se reconnaît à sa robe fauve uniforme, qui peut légèrement varier d'un jaune foncé à un rouge léger.
Caractéristiques :
C'est une montagnarde, elle est bien adaptée aux variations de température et aux terrains accidentés. Sa corpulence plus faible que beaucoup d'autres laitières lui permet également d'avoir de bonne capacités d'endurance. Ses qualités lui permettent aussi d'être embauchées l'été comme travailleuses saisonnières dans les stations de ski françaises, où elles veillent à l'entretien des prairies pentues qui constitueront les pistes de ski. La Tarentaise est élevée pour ses capacités laitières (4.500 kg de lait par an) et fromagère : son lait riche en matières grasses (le taux « butyreux ») et azoté ont donné aux Français des fromages tels que l'emmental et la tomme de Savoie, mais aussi le beaufort, fromage également à pâte cuite et à la saveur plus relevée que les autres fromages de la même famille. La Tarentaise est souvent associée, de par ses qualités fromagères, à l'Abondance, qui a également quelques très jolies cartes de visite.
Origine et répartition :
C'est une vache typiquement française, son nom vient de la vallée de la Tarentaise (en Savoie, non loin d'Albertville, le long de l'Isère), mais elle doit néanmoins ses origines à des bovins bruns indo-asiatiques. Elle a pris le nom de Tarentaise en 1863, son livre généalogique a été créé en 1888. Elle a atteint son apogée dans le cheptel français dans les années 1960, alors qu'elle comptait environ 150.000 têtes (sans compter les taureaux), avant de redescendre à la population actuelle, stabilisée autour des 80.000 cornes. En France, le troupeau de Tarentaises compte environ 30.000 têtes, regroupées principalement dans les Alpes et le Massif Central. Elle représente d'ailleurs la moitié du cheptel savoyard. Ses premières visites à l'étranger furent tournées vers l'Afrique du Nord, où climat et relief avaient naturellement éliminé la plupart des autres races de laitières. La Tunisie fait partie des premiers pays d'exportation vers cette zone géographique. En Italie, elle se fait appeler Tarina. Les qualités de cette vache l'ont rendu grande voyageuse puisqu'elle est également présente dans de nombreux autres pays, de l'Amérique du Nord à l'Inde, de l'Himalaya à l'Égypte, en passant par l'Amérique du Sud et l'Albanie, soit un total de plus de vingt pays répartis sur quatre continents. Elle est arrivée aux États-Unis en 1973.
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fiche d'identité :
La Vosgienne :
Morphologie :
C'est une race de taille moyenne, entre 1,30 et 1,35 mètres au garrot pour un poids maximum de 650 kg. Sa tête est courte, surmontée d'une paire de cornes à pointes noires recourbées vers le haut et son museau est large et brun. Sa robe est noire et blanche, mouchetée avec deux bandes blanches plus ou moins régulières sur le dos et le ventre. Sa mamelle est rose et les trayons sont noirs.
Caractéristiques :
Comme toutes les montagnardes française, la Vosgienne est avant tout réputée pour la qualité de son lait. Sa production annuelle est d'ailleurs tout à fait honorable, avec 4.400 kg de lait en moyenne. Elle est aussi une très bonne fromagère. Son identité de montagnarde européenne lui doit également d'avoir très souvent, autour du cou, une magnifique cloche. Elle est une excellente marcheuse, très robuste et peu sensible aux variations de température.
Origine et répartition :
Elle vient des Vosges et est d'origine suisse, elle ressemble d'ailleurs à l'ancienne race Simmental. Elle a compté jusqu'à 125.000 têtes en France au début du XXème siècle. La pression des autres races laitières ou bouchères l'a peu à peu repoussée sur les hauts pâturages. Le troupeau de Vosgiennes françaises s'établissait aux environs de 3.000 individus au début des années 1970. Un plan de relance datant de 1977, financé par le Ministère de l'Agriculture, a permis son maintien jusqu'à présent (à plus de 8.500 bêtes), et sa réinscription au Catalogue officiel des races de vaches françaises. C'est grâce à un noyau d'éleveurs «irréductibles» de la vallée de Munster, que la Vosgienne a été sauvée : ils étaient convaincus, et l'histoire récente leur donne raison, qu'il serait catastrophique de perdre une aussi bonne fromagère, qui sait se contenter des pâturages difficiles du massif vosgien. S'il est possible que du sang suisse coule dans ses veines, il n'en demeure pas moins qu'en Europe, cette vache est essentiellement présente dans cette région de France. On la retrouve en Alsace, tout au long de la « route des crêtes » et dans tout l'Est de la France. Les Allemands et les Belges sont aujourd'hui de plus en plus intéressés par cette montagnarde agile et résistante aux changements de température.